Ce matin à 05h20, tous les sites SPIP se sont tus. Simultanément. De ce grand silence, on entendit progressivment monter les lamentations d’un, puis de deux webmestres, rapidement rejoints par une foule de spipeurs au bord de la crise de nerfs : « Mon site SPIP ! Mon site SPIP ! » Misère, misère...

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Un précédent, sur l’atoll de Bikini (1946)

Toute cette douleur était provoquée par la disparition collective et soudaine des articles, de tous les articles, qui s’étaient fait la malle pour rejoindre les limbes de l’espace privé. Qui est le coupable !?!

À rebours de tout semblant de vérité, la documentation officielle prétend qu’il s’agissait d’un BUG. Non ! Notre enquête nous permet de démontrer que la terrible justification de ce déchaînements des forces obscures ne réside pas dans SPIP, non ! Mais, dans l’arithmétique !

Oui, nous osons le dire ici, avec l’aide des meilleurs experts en architecture informatique, la source du mal se trouve dans un chiffre : 32. Trente-deux — j’épelle ton nom — bits. 32 malheureux bits, pas assez nombreux sans doute pour supporter la fougue visionnaire de SPIP — lequel rêve d’un temps débarrassé de toute contingence binaire, s’étalant à l’infini sans jamais percuter le mur, le grand mur, le formidable mur du 19 janvier 2038.

Eussent-ils été 33, ces bits, SPIP aurait passé sans anicroche le cap du désormais tristement célèbre 3 septembre 2010.

Qu’on se rassure ; SPIP a montré ses capacités d’anticipation en pointant du doigt, 27 ans à l’avance, le terrible bug de l’an 2038. Et, s’il avait été en ligne en 1990, nul ne peut douter désormais qu’il aurait permis de démystifier avec dix ans d’avance le soi-disant « bug de l’an 2000 », épargnant ainsi des milliards d’euros à l’industrie mondiale.

Ça s’appelle avoir un coup d’avance. Eh ouais, mon pote !